Depuis juillet 2018, les représentants du personnel peuvent valoriser les compétences acquises pendant leur mandat via un dispositif mis en place par le ministère du travail et l’Afpa. Un décret* récent apporte une précision essentielle à l’accès à cette certification par les mandatés : la prise en charge du financement du temps de préparation à l’examen de certification, au même titre qu’une action de formation.

_______________
_______________
Sur plusieurs centaines de personnes venues s’informer dans les réunions mises en place par l’Afpa, plus d’une centaine s’est engagée et a obtenu l’un des six certificats de compétences professionnelles (CCP) proposés et nombre d’entre eux ont ainsi pu, soit se reconvertir, soit évaluer professionnellement, soit simplement démontrer à leurs pairs et à leur employeur que les années passées au service de la défense des autres salariés étaient valorisables.
_______________
Consultez le Guide de la certification des compétences des mandatés
_______________
Préparation à la certification des mandatés : l’employeur assure la prise en charge
Pour les autres mandatés n’ayant que quelques heures par mois à consacrer à leur mandat – ils sont finalement la majorité – il était difficile d’intégrer le dispositif sans en parler à leur employeur, sachant que l’accompagnement consiste en cinq demies journées de travail collectif, plus une quarantaine d’heures de travail personnel nécessaires à la préparation du dossier de candidature à la certification.
Le décret n°2019-1422 paru le 20 décembre 2019 clarifie ainsi les conditions d’engagement dans le dispositif et complète le code du travail avec l’article D. 6112-2 :
« Les actions de formation certifiantes nécessaires à l’obtention de la certification relative aux compétences acquises dans l’exercice d’un mandat de représentant du personnel ou d’un mandat syndical, notamment les actions de positionnement, d’accompagnement et d’évaluation des compétences, constituent un temps de travail effectif et donnent lieu pendant leur déroulement au maintien par l’entreprise de la rémunération, conformément aux dispositions de l’article L. 6321-6, dès lors qu’elles ne relèvent pas des exceptions prévues aux 1° et 2° de ce même article. »
_______________
Consultez les offres de formation Négociation d’accords
_______________
Les exceptions mentionnées sont :
1° Des actions de formation déterminées par accord collectif d’entreprise ou, à défaut, de branche qui peuvent se dérouler, en tout ou partie, hors du temps de travail, selon le cas, soit dans une limite horaire par salarié, soit dans une limite correspondant à un pourcentage du forfait pour les salariés dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait en jours ou en heures sur l’année, fixées par ledit accord. L’accord peut également prévoir les contreparties mises en œuvre par l’employeur pour compenser les charges induites par la garde d’enfant pour les salariés qui suivent des formations se déroulant en dehors du temps de travail ;
2° En l’absence d’accord collectif et avec l’accord du salarié, des actions de formation qui peuvent se dérouler, en tout ou partie, hors du temps de travail, dans la limite de trente heures par an et par salarié. Pour les salariés dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait en jours ou en heures sur l’année, cette limite est fixée à 2 % du forfait.
On en déduit donc que la formation ou la préparation d’un mandaté à une certification peut et doit être intégrée au plan de développement des compétences d’une entreprise et financée comme toute autre action de formation d’un salarié lambda.
A télécharger :
Arrêté de la création de la certification
Autres articles dans la même catégorie :
5 erreurs fréquentes des CSE (et comment les éviter)
Comment le CSE peut améliorer concrètement la qualité de vie au travail (QVT)
CSE 2026 : quelles nouvelles obligations pour les entreprises ?
Organisation d’évènements par le CSE : préparations et responsabilités
Motifs de licenciement économique : tout savoir
Baromètre bien-être : outil idéal pour connaître la satisfaction des salariés
Activités sociales et culturelles du CSE : nouvelles règles en 2026
Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 : impact sur les avantages CSE
CSE : prolongation du délai pour supprimer le critère d’ancienneté des prestations sociales et culturelles
Budget de fonctionnement et ASC : comment les CSE optimisent leurs ressources pour mieux représenter les salariés