Être éco-responsable au bureau : les conseils de l’Ademe

Dans un guide pratique, l’Ademe détaille l’attitude éco-responsable à adopter pour réduire l’empreinte environnementale dans le cadre du travail.

 

bureau éco-responsable

Illustration du guide éco-responsable de l’Ademe.

Dans son guide pratique paru récemment*, l’Ademe donne des notions des émissions en C02 et de la consommation du monde du travail en France (voir encadré ci-après). Il détaille ensuite la marche à suivre pour devenir « éco-responsable au bureau ». Une démarche qui implique d’agir sur les multiples sources de gaspillage et de consommations d’énergie au travail. A noter que de nombreux labels existent pour engager les entreprises dans des démarches structurées : ISO 14001, référentiel EMAS, EnVol, 1.2.3. Environnement…

 

 

 

Bureau éco-responsable. Attention aux équipements numériques

En matière de bureautique, « passer de 2 à 4 ans d’usage pour une tablette ou un ordinateur améliore de 50 % son bilan environnemental », rappelle le guide. Outre le soin apporté aux équipements (protection, éviter la décharge des batteries, etc), l’emploi de matériels reconditionnés est possible. L’Ademe rappelle qu’un ordinateur portable consomme moins qu’un ordinateur fixe. Et que malgré le développement du numérique, l’utilisation de papier n’a pas diminué.

La navigation en ligne et l’envoi d’e-mails sont également consommateurs d’énergie. D’où l’importance de trier ses courriels, éliminer les spams, réduire la taille des pièces jointes, ou encore d’utiliser son historique de consultations internet pour ne pas recourir une nouvelle fois aux moteurs de recherche. Le cloud ne doit servir qu’à « stocker le nécessaire ». L’éco-conception des sites internet constitue une autre voie à suivre.

Une consommation d’énergie et de papier à réguler

Douze millions de tonnes de C02 sont émis par les déplacements au bureau. 21 % de la consommation d’électricité provient de l’utilisation d’équipements informatiques. 50 % de l’énergie consommée au bureau sert au chauffage. Un salarié du secteur tertiaire produit 120 à 140 kg de déchets par an, notamment du papier, et gaspille 120 g d’aliments par repas en restauration collective. Les comportements éco-responsables ne sont pas encore bien intégrés…

 

 

Les impacts négatifs du télétravail

L’éclairage, le chauffage ou la climatisation sont d’autres sources de consommation à optimiser. Cela suppose d’adopter des gestes au quotidien visant à en limiter l’usage au strict nécessaire.

 

forfait mobilités durables

Illustration du baromètre sur le forfait de mobilité durable de l’Ademe.

Pour agir sur les déplacements domicile-travail, premier poste d’émission de gaz à effet de serre des activités de bureau, le forfait mobilités durables permet la prise en charge par l’employeur des frais de transports en vélo, covoiturage, véhicules en libre-service, transports en commun. Elle est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales jusqu’à 500 euros par an et par salarié. La mise à disposition gratuite de vélos ouvre, elle, droit à une réduction d’impôt pour les entreprises.

Et le télétravail ? S’il évite des déplacements, il n’est pas exempt d’impacts, à cause des « effets rebonds » liés à l’augmentation des micro-déplacements autour de son lieu d’habitat, de la tentation de s’installer plus loin de son lieu de travail… A distance, il faut aussi adapter ses pratiques numériques : ne pas allumer les vidéos en visio, privilégier le Wifi à la 4G, modérer le streaming… Mais aussi à « garder les réflexes écogestes » à la maison pour ce qui est de la consommation d’énergie.

 

Catherine Abou El Khair

 

 

*Sommaire du Guide pratique éco-responsable au bureau de l’Ademe

  • Où agir ?
  • Bureautique : limiter les gaspillages
  • Internet, e-mails : garder le contrôle
  • Le bureau : un lieu de vie et de partage
  • Les déplacements : plus économes et plus sereins
  • Et à la maison en télétravail ?
  • Agir individuellement et collectivement en écocitoyen.